17 sept. 2008

Mongolie

Petite mise a jour rapide en attendant d'avoir un peu de temps. Je suis de retour en France depuis 2 semaines, après une fin de voyage agitée, j'ai d'abord raté mon train Ulan Bator-Moscou, arrivé sur le quai alors qu'il sortait tout juste de la gare, j'ai finalement pu le rattraper après une course effrénée de 3h de taxi. Après un court séjour a Moscou j'ai continué en Lettonie d'où j'ai finalement prit un bus pour la France, traversant au passage une tornade en Pologne qui nous a retenu plusieurs heure, et enchaîné sur un accident en belgique mais me voila arrivé, après cette année sur les routes d'asie. Beaucoup de choses à s'occuper depuis le retour, donc je prendrai le temps de raconter cette fin de périple dès que ça se serra calmé. Pour patienter quelques clichés de mongolie, d'autres arriveront bientot.

























14 juil. 2008

Pekin, Chine



Me voila arrivé à Horrot, capitale de la Mongolie Intérieure (province chinoise), et pour la première fois depuis 6 mois j'ai du sortir le pull du sac! On remonte au nord et ça se rafraîchi, c'est pas désagréable après l'habitude de la fournaise sud-asiatique, où la chaleur combinée à l'humidité et à la pollution peut devenir vite épuisante.

J'ai quitté ce matin Pékin, après 5 jours dans la capitale, pas beaucoup de sight-seeing, mais pas mal d'affaires à régler et d'achats difficiles ailleurs. Une pièce de rechange pour mon appareil photo, réparation de mon disque dur lecteur de carte mémoire, un nouveau chapeau, des écouteurs pour le baladeur,... Donc au final j'ai arpenté la ville d'un bout à l'autre, connaissant la plupart des stations de métro par coeur, beaucoup de marche, la ville est vraiment gigantesque, mais pas de visites de pagodes, temples, ou autres attractions à l'exception du Temple du Ciel. Leurs tarifs sont de toute manière décourageants, il faut payer pour tout, et souvent plusieurs fois pour un même endroit: un ticket donnant le droit d'entrer dans un parc comprenant plusieurs édifices, puis un nouveau guichet pour entrer dans les temples en question, un autre pour le petit musée qui les jouxte, on sens bien l'idéal communiste: le profit, toujours plus de profit (à moins que ça ne soit pas communiste, je suis plus sûr tout d'un coup...)

Que dire de plus, mes jours suivant ont confirmé la première impression de mon retour en Chine, un manque de respect, de politesse, et d'égards, vis a vis des étrangers, mais aussi entre eux dans certaines occasions. Je parle ici de choses élémentaires, qui dépassent le cadre des différences culturelles. Pour avoir vu au cours de mes voyages un certain nombre de pays, j'ai pu me rendre compte des différences entre les modes de vie, tabous, ou coutumes d'une région à l'autre du globe. Cracher sera accepté ici en chine alors que cela sera considéré comme vulgaire en Europe, on évitera d'entrer dans une maison en gardant ses chaussures dans les pays musulmans, se moucher publiquement sera très mal vu en Asie Centrale, finir toute son assiette en Chine est offensant pour son hôte alors que c'est plutôt apprécié lorsqu'on est invite au moyen orient, tous ces exemples sont a ranger dans la catégorie des différences culturelles, et il n'y a donc aucun jugement a porter dessus. En revanche quand il s'agit de simple politesse, de respect, d'entraide, la oui je me permet de juger. Quand après avoir passé 5 min en équilibre sur l'échelle du train pour agencer les sacs afin de faire de la place pour le mien et qu'au moment ou je redescend attraper celui ci 3 gars postés à observer mon manège s'empressent de mettre les leurs à la place libérée, la ça devient agaçant. Quand ils ont bien vu que je suis en train d'essayer d'y faire rentrer mon énorme sac qui ne passerai dans aucun autre espace et que je leur demande donc gentiment de reprendre les leurs, petits, qui rentreront aisément sous les lits ou un peu plus loin, et que tous me disent non d'un air méprisant ça devient plus énervant. Quand au final face à tant de mauvaise volonté et de moquerie je me décide à les retirer moi même, soulève les 30 kilos de mon sac a bout de bras pour les glisser dans le compartiment à 2 mètres de haut, tache qui s'avère un peu délicate, que j'arrive à le maintenir d'une main en équilibre contre le rebord pendant que de l'autre je me saisit de l'échelle pour grimper un peu plus haut et que doucement, très doucement je commence à perdre prise tandis que le sac glisse dangereusement vers la droite, et que non seulement les 3 gars mais plusieurs autres, debout juste a cote de moi en attendant pour passer, se contentent de me regarder me casser la gueule pendant que mon sac s'écrase par terre, sans qu'aucun n'ai daigné tendre le bras pour le retenir ou me porter assistance comme on l'aurait vu dans tous les wagons de train du reste du monde, mais aient plutôt préféré contempler le spectacle du jeune blanc qui galère à hisser son sac en se foutant de ma gueule en chinois, la j'ai vraiment envie de mettre en pratique les cours de boxe pris au Laos. Des exemples comme celui la j'en ai beaucoup, ils seraient trop long a tous raconter, mais illustrent l'atmosphère à laquelle on est la plupart du temps confronté.

Je parlais y a 4 mois de la sauvagerie observée à la gare lors de l'achat des billets et de la montée dans le train, où cela a dégénéré jusqu'au coups de poing 2 fois sur les 4 fois où j'avais prit le train, ce temps est révolu! Dans le souci de faire bonne figure pour les Jeux j'imagine, il y a maintenant un agent chargé de l'embarquement à l'entrée de chacun des wagons du train, ça en fait beaucoup, mais ça évite les débordement. Entre autres changements dus à l'arrivée des jeux on peut citer le relâchement de la censure internet : beaucoup de sites sont miraculeusement débloqués, dont le mien! ou wikipedia, blogspot... Bon, 'Reporter Sans Frontières' reste inaccessible, faut pas trop en demander... Autre effort, une campagne de sensibilisation contre les crachats, et l'interdiction de fumer dans les lieux publics, qui est dure à faire respecter, si les signes 'No Smoking' fleurissent partout, personne n'y prête attention, sur ce point en tant que fumeur je ne vais pas me plaindre, on fume au resto, dans le bus, dans les centres commerciaux, jusqu'à dans les hôpitaux où aussi bien les docteurs que les patients sous perfusions crament leur clope dans le couloir. Dernier changement relevé, tous les hôtels se doivent maintenant d'accepter les étrangers dans les villes acueillant les Jeux, pas ailleurs, malheureusement, où seuls certains hôtels accrédités par le gouvernement y sont habilités (dans l'ouest du pays on s'est fait virer de nombreuses fois pendant qu'on parcourait la ville à la recherche d'un lit...).

Malheureusement on change difficilement les traditions et si on les empêche de se piétiner à la montée dans le train en y postant assez de gardes, on retrouve le même problème à 100 mètres de là pour prendre le bus qui descend dans le centre ville. Sur le trottoir 300 personnes (au bas mot!), dans le bus qui arrive seulement une quarantaine de places, vous devinez le problème (300>40). Dans d'autre endroits ça pourrait se résoudre par une file d'attente, ici c'est chacun pour soi! Je ne m'étonne pas vraiment d'un véhicule charge au double de sa capacité, mais dans les autres pays les gens s'y entassaient soigneusement, en grimpant l'un après l'autre jusqu'à combler le moindre espace disponible, ici ce qui surprend c'est le chaos absolu dans lequel c'est fait. Une mêlée sauvage qui à chaque nouveau bus se débat, hurle, et pousse d'une force déchaînée vers le précieux sas d'entrée. Pas de scrupules, Mamie se fait plaquer violemment contre le bus, tant pis pour elle, fallait qu'elle pousse plus fort, monsieur lâche la poignée de sa valise en grimpant la première marche, il se fait projeter en avant par la horde derrière lu, et son sac toujours devant l'entrée se retrouve piétiné sans remords par le reste de l'assemblée. A la fermeture des portes le dernier occupant fini presque toujours la main dehors avec la valise qui dépasse du bus. J'insiste parce que c'est dur d'imaginer sans l'avoir vu, c'est vraiment effrayant, bien au delà d'une simple foule qui pousse, la c'est violent, sans retenue, sans aucun état d'ame, et qui plus est complètement idiot, quand le bus et clairement plein, qu'il peut être 2 ou 3 places, même les plus éloignés, qui ont entre eux et la porte encore une cinquantaine de personnes, continuent de pousser furieusement et de distribuer les coups de coude comme s'il pensaient pouvoir y arriver, je me retourne, essaye de les regarder d'un air qui leur ferai comprendre que c'est inutile, ils sont complètement en transe, les yeux dans le vide a continuer de se debatre. Triste spectacle...

Pour ensuite permettre au bus de s'extirper de la foule compacte qui l'entoure un vigile joue de la matraque, l'allure commando, crane rasé, oreillette, lunettes noires, pantalon militaire et un tee-shirt arborant 'Special Forces'. Il m'a fallut 8 mêlées consécutives pour arriver à enfin entrer. A l'interieur, des télés diffusent un joli spot du gouvernement où des représentants de différentes ethnies de Chine vous souhaitent bienvenue dans leur langues respectives (y compris un Ouygur et un Tibétain, c'est beau l'esprit patriotique...), pour conclure par "Différentes façons de le dire, mais partout un même sens de l'accueil". Eh ben les gars y'a du boulot!

Ce message est véhément, je sais, mais c'est le résultat de beaucoup de colère accumulée vis a vis de gens sans respect, qui méprisent ouvertement le visiteur. Comme a mon dernier post je vais redoubler de prudence pour ne pas faire de généralisation abusive, j'ai croisé durant ce séjour des personnes ouvertes, agréables, Johnny par exemple (beaucoup de chinois prennent des noms anglais), qui reconnaitra peut etre son nom sur le site, Ma, une vieille grand mère qui m'a appris un peu de mandarin autour d'un café, et quelques inconnus au hasard de mes balades qui m'ont simplement donné une direction, avec le sourire, au lieu de m'envoyer bouler, ou d'autres qui sont venu me parler au restaurant, intrigués. Ces gens la sont malheureusement trop rares. S'il faut finir sur une touche positive pour ne pas décourager les voyageurs comptant venir visiter la Chine sachez que les provinces autonomes de Chine (le Tibet, le Xinjiang et la Mongolie Intérieure) comptent certes un nombre croissant de chinois Han, mais restent majoritairement peuplées d'ethnies aux traditions plus accueillantes, c'est le cas des musulmans ouigurs, des tibetains, et des mongoles. Enfin s'il est deux choses à reconnaître aux Hans, c'est la qualité de leur cuisine (et croyez moi ça aide, si en plus on avait droit au régime kirghize on tiendra pas longtemps), et la beauté des femmes, dont les tenues seraient certes vite jugées vulgaires en Europe, mais la non plus je ne vais me plaindre!


























































7 juil. 2008

De retour en Chine !



Ni Hao!

Ça y est me voila arrivé à Kunming, en Chine, après 50 longues heures d'un bus rempli de chinois ne parlant ni anglais ni lao. On se remet vite dans l'ambiance chinoise, à la frontière fouille intégrale du sac, juste pour moi bizarre?! Allant jusqu'à parcourir les photos de mon appareil, puis ouvrir et renifler chacune des plaquette de médicament de ma trousse à pharmacie, ils sont balaise ces officiers, sans chien, sans rien, ils pensent pouvoir sentir l'odeur de drogue dans mes comprimes de Doliprane! Évidement la fouille a pris du temps, et mes chauffeurs impatients ont préféré ne pas m'attendre et partir manger avec les autres passagers, hors de vue, un kilomètre plus loin.

Besoin d'un peu de change à l'arrivée, ils sont la pour ça, à essayer de me refiler des billet de 5 jiao à la place de 5 yuan (10jiao=1yuan), pas de bol c'est pas ma première fois en Chine je sais les reconnaître. Mes premiers mots échangés après la frontière : "Mai Yo", littéralement "Y'a pas", en demandant les toilettes dans un restaurant. Réponse reçue après 3 ou 4 fois a insister auprès d'un serveur essayant de son mieux de m'ignorer pendant que je lui parlais, demandant alors poliment "où y en a t'il ?" dans mon mandarin rudimentaire, un deuxième Mai Yo plus agressif m'a gentiment informé qu'ici il n'y en avait pas, toujours sans un regard... Mai Yo est une des phrases les plus souvent entendu par un touriste en Chine, et le sens réel selon l'intonation couvre : j'ai pas, je sais pas, degage, je veut pas faire l'effort de te parler, m'emmerde pas, cherche pas je compte pas t'aider...

Arrivé à Kunming je me rend au guichet pour m'informer des départs de bus partant pour Pékin le lendemain, évidement on ne parle pas anglais, mais j'arrive à me faire comprendre, en revanche je n'ai pas pu saisir la réponse de la guichetière, apparemment de mauvais poil, mais ces grands gestes me disant de sortir de la queue tout en me gueulant dessus en chinois étaient plus explicites, body language! Une gentille jeune fille derrière moi dans la file parlant anglais m'a finalement aidé et indiqué qu'il n'y avait pas de bus direct pour Pékin, que la guichetière me disait d'aller voir à la gare ou à l'aéroport. Ça attendra, direction l'hôtel pour déposer les bagages, selon ma carte je dois prendre le bus numéro 3, il y en a un qui passe justement en face, arrêté a un feu, presque vide. Je me faufile entre les voitures pour arriver à la porte, je tape à la vitre, le feu est toujours rouge, le chauffeur me regarde une seconde puis m'ignore, je retape, il me fait non de la tète, et me signale une nouvelle fois de dégager avec de grands gestes de la main, c'est formidable la communication corporelle, on arrive toujours a se faire comprendre! C'est pas grave, j'ai trouvé l'arrêt de bus après dix minutes de marche et je suis finalement arrivé à mon hôtel une demi-heure plus tard. Je vois écrit qu'il peuvent réserver les billets de train, je demande donc de me booker le train de demain, les tickets partent vite... Pas de problème, mais il faut payer a l'avance (en Chine c'est comme ça, toujours l'argent d'abord, que ça soit pour un café, une nuit d'hôtel, internet,...), j'ai pas changé assez d'argent à la frontiere, je demande donc s'il peuvent me faire la réservation quand même, avant que ça soit plein (en général faut être chanceux pour obtenir un billet la veille, ils s'écoulent vite...), 'No, give money first'. La banque n'ouvre que dans une heure et je voudrais être sur d'avoir mon billet, je peut vous laisser 100 dollars ou mon passeport comme garantie et je vous apporte l'argent dans deux heures? 'No, you come back when you have money'. Me voila donc bon pour une heure d'attente avant d'aller changer mes dollars, j'en profite pour me remettre à écrire dans ce blog laissé en pause depuis longtemps.

Voila le résumé de ma première matinée de retour dans l'Empire du Mileu, ça donne un bon avant-goût. Quelques réserves toutefois, ou précisions (je ne voudrait pas m'attirer les foudres de lecteurs sinophiles...) : ceci n'est pas une accusation en bloc contre toute la population chinoise, il m'est arrivé de rencontrer des personnes très aimables, mais c'est tout de même l'impression qui s'est dégagé lors de mes séjours.

Laos, Cambodge, Birmanie, résumé des 4 derniers mois

Le sax de Cannonball Adderley dans les écouteurs, le ventre encore serré du départ, le paysage défile à la fenêtre, me revoilà sur les routes pour l'été. Je repart d'où je suis venu, cap vers la Chine, puis quelques autres milliers de kilomètres pour rentrer, la boucle reste a boucler. Chine, Russie, Mongolie, Letonie, peut être Pologne et enfin France, ça sera plus rapide qu'a l'aller mais ça promet!

Au dernier message (y a un petit bout de temps...) j'annonçais mon départ au Cambodge avec Hélène, pas grand chose à en dire en fait, le séjour y a été court, agréable mais pas transcendant, j'imagine qu'en s'éloignant des coins touristiques il doit y avoir plus d'intérêts. Phnon Phen, la capitale, a du charme cependant, je m'y verrai bien y vivre! Vientiane était très bien, mais manque peut être un peu d'animation pour y rester plusieurs années, Bangkok me plaît pas beaucoup, dur à expliquer mais mauvais feeling, ville surchargée... En revanche Phnon Phen est de taille correcte, avec de la vie, une bonne atmosphère. Quelques photos en vrac du pays pour vous faire une idée!


Phnon Phen


Sortie du marché, Phnon Phen


Mosquée, Phnon Phen


Gare, Phnon Phen


Musée du Génocide, Phnon Phen


Musée du Génocide, Phnon Phen


Angkor


Angkor


Angkor


Angkor










Après le retour du Cambodge un dernier mois de vie laotienne, boulot pour Hélène, mon contrat venais pour moi de se terminer, ce qui m'a permis de profiter de Vientiane paisiblement: grasses matinées, parties d'échec dans l'après midi, la boxe deux fois par semaine, les apéros le soir avec les amis, relax. A la fin du stage d'Hélène, mi-juin, nous restant deux semaines avant son vol retour pour la France on s'est finalement décidé pour un dernier voyage, la Birmanie, qui a été notre coup de coeur de la région. Pays incroyable! Malgré la situation du pays les gens restent optimistes, et d'un accueil formidable. De grands sourires, des invitation pour un thé, quelques gâteaux, discussions (ils parlent étonnement bien plus anglais qu'au Laos ou au Cambodge). Dure année pour ceux dépendant directement ou indirectement du tourisme, les protestation des moines pendant la haute saison, puis le cyclone, notre première guesthouse n'avait plus eut de pensionnaires depuis un mois et demi. Nombreux ont du fermer le business, ou renvoyer leurs salariés.

Le pays restait difficile d'accès dans la zone du delta, touchée par le typhon, qu'on a donc évité, mais la situation était à peu près redevenue normale à Yangoon. Électricité, communications, eau et infrastructures rétablies. Certains quartiers encore en déblaiement mais dans l'ensemble ça allait. Notre parcours du pays a été assez classique, mais malgré tout formidable, d'autant que comme je le disais on y a croise très peu de touristes. D'abord le lac Inle, notre endroit préfère, calme, de jolis paysages, et de bonnes balades à vélo dans les campagnes ou l'hospitalité était surprenante après avoir fait la Thaïlande et le Cambodge. Ensuite Mandalay, une ville qui grouille, intéressante mais épuisante. La bouffe y est délicieuse, le plat principal est le curry, de boeuf, de porc, de poisson, de poulet, avec du riz ou quelques fois des chapatis. Mais contrairement au curry indiens, pakistanais ou thaïlandais, le curry birman n'est pas relevé. Très savoureux, beaucoup d'épices, mais pas celles qui laissent le palais en feu. Enfin Bagan, l'équivalent d'Angkor au Myanmar, ou sur une dizaine de kilomètre carrés parcourus en charrette à chevaux sont éparpillés des milliers de temples, pagodes, et monastères. C'est je pense le pays ou je reviendrai en Asie du Sud-Est, une ambiance qui contraste fort avec le reste de la région.


Moine dans un restaurant de Mandalay


Nonne, Sagan


Tisseuse, près d'Anamapure


Lac Inlé


Moine, Nyang Shwe


Cultures, Lac Inlé


Marché, Ein Den


Sous le pont U-Bein


Campagnes autour de Nyang Shwe


Village au bord du lac Inlé


Près de Nyang Shwe


En allant à Ein Den


Fabrique artisinale, Mandalay


Lac Inlé


Trottoirs de Mandalay


Lac Inlé


Temple, Mandalay


Pont U-Bein


Reflets, Yangoon


Village sur l'eau, lac Inlé


Embarcadaire, Nyang Shwe


Marché d'Ein Den


Service du repas dans un monastère


Partie de foot, Nyang Shwe


Pagode sur le lac Inlé


Niches à Bouddhas, Bagan


Bagan


Crépuscule, Bagan


Temple, Mandalay


Pagode, Mandalay




























































15 mars 2008

Thailande

Je sais que le site est en stand-by depuis maintenant un long moment, alors je me suis libéré un peu de temps pour mettre ça un peu à jour, c'est que je suis un homme occupé maintenant! Avec le boulot, les sorties, l'aménagement de la nouvelle maison, la musique, ça laisse moins de temps. Et puis maintenant que je dispose du portable d'Hélène je deviens plus exigeant sur la qualité de traitement des photos, je passe de Paint a Photoshop, alors nécessairement ça prend plus de temps. Pas d'inquiétudes, j'ai un code de conduite, je vois déjà les puristes argentiques grincer des dents en lisant ‘photoshop’, mais pour avoir moi aussi fait pendant longtemps des tirages labo noir et blanc je comprends bien. Sachez donc que je ne m'autorise pas plus sur l'ordinateur que ce que je ferai dans ma chambre noire, donc pas de retouches pour effacer un pylône électrique sur un joli paysage, ou flouter un peu l'arrière plan d'un portrait, uniquement des réglages de niveaux, balance des couleurs, et recadrage, mais en essayant de travaillant finement tout ça ça peut occuper un moment...

Au niveau de nos activités ça alterne comme je le disais entre boulot et sorties. Mon contrat est a temps partiel, et en ayant bossé quelques semaines à temps plein ça m’a laissé l'occasion d'aller rejoindre deux amis de la clique tibétaine posés sur une île thaïlandaise. Deuxième séjour la bas bien que le premier fût bref et orienté shopping. Dès qu'on sort des légumes, de l'artisanat traditionnel lao et de la bière, ça devient dur à trouver dans le pays, et pour le cas ou on le trouve, c'est de l'import de Thaïlande, Vietnam ou Chine, donc évidemment plus cher qu'où ça a était fait. Quand il s'agit d'électronique ou d'instruments, la seule solution est de sortir du Laos. Fort heureusement nous nous trouvons à 20 min de la frontière, et la première grande ville bien aprovisionnée cote thaï est a deux heures de bus. Pas besoin de visa, et le bus coûte 2 euros, donc pas d'hésitation. On s'est donc fait un petit week-end enfermés dans les shopping malls, a remplir la garde robe Hélène (un peu la mienne aussi j'avoue...) et à ramener tout un tas d'autres trucs allant du grille pain à une belle guitare Yamaha, la musique commençait à me manquer, faute de contrebasse je me suis rabattu sur une guitare qui fera parfaitement l'affaire.

Pour ce deuxième séjour je suis arrivée en bus à Bangkok, lâché sur Ko San Road, LE carrefour backpacker d'Asie, qui à vrai dire m’a bien déplut, on ne va pas à 10000 bornes de chez soi pour ne croiser dans la rue que des gars sac au dos, lonely planet a la main, et look à la roots. Oui, je sais, on peut aussi m'assimiler à cette catégorie, du moins dans la description, mais ici l'abondance rend ça vraiment ridicule, tourist land... Quand par hasard on croise un autre baroudeur dans une contrée perdue du Kirghizstan, de Syrie, ou de la Chine il y'a un échange, on suit chacun nos routes, souvent seuls, et heureux de pouvoir échanger les impressions, et de discuter un peu dans un anglais correct, c’est pas le cas ici. Quand on croise plus d'israéliens et d’australiens que de thaï, que tout est fait pour "eux" (bon "nous" d'accord!), guest houses, agences de voyages, restos français, scandinaviens, fastfoods américains, librairies, que les chauffeurs de tuk tuk, taxis, ou autres guides partent à la pêche à l'arrive du bus, et qu'à peine débarqué à 6h du mat on se prend 10 gars passant les uns après les autres avec le même discours et sourire factice en quête de pigeons ça énerve un peu. C'est de bonne guerre, y a du fric à se faire, autant essayer, mais c'est pas le genre d'endroit où je me plait le plus, en temps qu’européen avec un sac on n’est immédiatement réduit à un stéréotype. Shaked et Jenni n’avaient pas non plus apprécié leur arrivée à Bangkok, mais ont finalement trouvé une plage tranquille sans trop de monde sur une île du Sud où je les ai rejoint pour une petite semaine. Eau turquoise et sable fin sur une plage miraculeusement délaissée des touristes ont finalement été bien agréable! C’est pas exactement une grande expérience culturelle, mais de courtes vacances dans un bungalow au bord de l’eau sont aussi appréciables.


Koh Phangang, carte postale...


Marché, Bangkok


Food stand

Marché, Bangkok


Piments


Marché, Bangkok


Marché aux fleurs, Bangkok


La soeur du Roi, partout en photo


Ile de Koh Phangang




Après ces vacances en Thaïlande je suis retourné à mon petit rythme de Vientiane, content de retrouver cette capitale aux allures de ville de campagne, sans embouteillage, métro, pollution, sans rien du tout à vrai dire ! Ca peut être un problème aussi ! Mais on s’y plait bien. On profite maintenant du nouvel an lao (Pi Maï, commencant le 13 avril) pour partir ce soir une douzaine de jours au Cambodge, on descend par la route ce qui nous permettra au passage d’explorer le sud du Laos. Je raconterai tout ça en rentrant, ou dans un ou deux mois selon l’emploi du temps. Je dois aussi ajouter quelques photos de ces vacances thaïlandaises et de quelques autres excursions dans les campagnes laotiennes, pour aujourd’hui je n’est le temps de mettre que celle du Festival des Eléphants du mois dernier.

25 févr. 2008

Vientiane for a while!

Encore un petit moment s’est passé sans nouvelles, toutes mes excuses aux lecteurs qui attendent! Cependant, comme vous l’avez compris, ma situation a légèrement changé. Après 5 mois de nomadisme pour rejoindre le Laos par la route, je m’installe maintenant pour l’espace de 5 autres mois à Vientiane, la « capitale » (qui serait considéré comme une petite ville n’importe ou ailleurs !), avec Hélène, le temps de son stage comme professeur de français. Fin juin je remettrai les voiles pour le retour au pays, retour en Chine pour commencer, en remontant par la cote est que je n’avais pas faite, puis direction la Mongolie pour y passer l’été, et je finirai probablement par la Russie en prenant le Trans-Mongolien/Sibérien jusqu’à Moscou, d’où je devrai pouvoir trouver un bus me ramenant en France. C’est le plan actuel tout du moins, très susceptible de changer, on verra en temps voulu…

En arrivant je me suis vu proposé plusieurs postes dans le domaine informatique, j’en parlais dans le dernier message, j’ai finalement accepté l’offre de Tigo, une boite de telecom, en négociant un mi-temps qui me laissera le temps de pratiquer la basse (j’en aurait bien profité pour m’exercer en contrebasse, mais ramener la mienne tout les long des 10000km paraissait peu commode…), de m’entraîner en boxe Thaï, de continuer mes leçons de Lao, et puis d’avoir toujours quelques grasse matinées en dehors des week-ends. C’est un bon compromis. L’ambiance au boulot est agréable, les collègues sympas, et je profite de quelques facilités comme les motos fournies ou un visa business qui m’évite de faire des allers-retours en Thaïlande pour renouveler mon visa tourist.

Depuis un mois maintenant que nous sommes ici on a eut le temps de bien connaître Vientiane, se faire un petit groupe d’amis, et d’essayer une bonne partie des restos de la capitale. Hélène bosse toute la semaine ce qui ne facilite pas les déplacements, mais elle aura l’occasion de prendre des vacances, et il nous reste les week-ends, pendant lesquels on a déjà eu l’occasion de se faire quelques excursions. On était la semaine dernière à Paklay, pour le festival des éléphants, 20h de bateau sur le mekong au total, mais ça nous a fait une bonne sortie. On est aussi parti se week-end au lac Nam Ngun, à moto cette fois, de beau paysage qui aident a faire oublier les douleurs aux cervicales de 4h de conduite. Sur place une longue balade sur le lac dans un petit bateau, avec escale pour une baignade sur une des îles. Enfin au début du mois on avait eut la visite de deux compères du Tibet, Jenni et Matt, de passage sur Vientiane, avec qui on s’est allé se faire un petit plongeon dans une rivière a 2h d’ici, a coté d’une ecolodge dont on a pu profiter du herbal sauna et de la jungle pool.

En résumé petit rythme de vie sympa, approche bien différente de la vie sur les routes mais tout aussi intéressante. Evidemment, pendant mon séjour ici, les messages et photos se feront moins fréquents, car il y aura beaucoup moins de déplacement, et de nouveautés qu’au cours des mois précédents, mais je continuerai a vous tenir au courant de temps en temps.













































31 janv. 2008

Data Recovery !

Un petit message rapide pour dire que la collecte proposée dans le dernier message n'est plus utile. Un miracle a eu lieu et j'ai finalement pu récupérer l'intégralité de mes photos du disque dur ayant lâché il y a 3 semaines. Je ne comprend pas d'où cela peut venir, j'avais pourtant essayé de nombreuses fois auparavant, mais je vais pour une fois laisser de cote mon esprit d'analyse et juste me réjouir au lieu de creuser plus longtemps la cause du problème, le mal est réparé! On ne m'y prendra pas une deuxième fois, j'ai maintenant des copies de sauvegarde sur 3 disques différents. Prudence.

Voila quelques photos en vrac pour pour fêter ça! (les premiéres sont en Chine, à Chengdu plus précisement, et les suivantes au Laos, prés de Vientiane)





























23 janv. 2008

Vientiane, Laos

Salut,

Un message pour donner des nouvelles à ceux qui s'impatientent. J'ai donc bien quitté Lhassa comme c'était prévu le 12 Janvier et fait un bon bout de route depuis pour redescendre jusqu'au Laos, 8 jours à alterner bus et trains, c'est un peu trop, mais ça m'a au moins permis de lire tous les bouquins que je transportais avec moi depuis le début du voyage sans avoir encore pris le temps de les ouvrir. C'est qu'on a un emploi du temps chargé en voyage, y a les restos, les parties de cartes, les balades, les grasses matinées. C'est contraignant! pas de temps libre pour bouquiner!

Brève pause dans le Sichuan à Chengdu avec Jenni, pour me remettre des 48h de trains en hard-seat depuis le Tibet. Rapide visite aux pandas, sur lesquels on ne m'a pas laisse tirer, comment ça c'est pas un safari? j'ai payé le ticket pourtant! Après Chengdu traversée fulgurante du Yunan (une petite soixante d'heure, une broutille...) pour après être passé par Kunming, JingHong et Mengla traverser la frontière à Mohan et gagner le Laos. Les températures sont remontées à mesure que je me dirigeais vers le sud et j'ai finalement abandonné avec plaisir manteau, gants, bonnet, sous-pull, collants, et écharpe pour un tee-shirt et une paire de tongues! Ça fait du bien.

Au hasard de la rue principale d'un bled à proximité de la frontière chinoise je suis tombé sur Matt, que j'avais connu il y a trois semaines au Tibet. Devant passer une nuit dans le village avant de pouvoir attraper un bus pour la capitale on a donc repris, le temps d'une soirée, nos habitudes de Lhasa, avec quelques partie d'un jeu chinois autour d'un bon repas, bien sur terminé par quelques desserts, comme dans nos soirées au Tangyelink, dont les pâtisseries passaient à moitié prix dès 21h et où l'on restait jusqu'à la fermeture à enchainer cheese-cakes, brownies ou la fameuse tarte aux pommes et aux raisins parfumée à la cannelle (j'imagine qu'on ne doit pas comprendre, en lisant le blog, cette fixation sur la nourriture, mais à ma décharge je dirais que d'une je suis français, et j'ai pu le remarquer ça occupe beaucoup plus de nos conversations que pour les autres nationalités. Enfin il faut expliquer que lorsqu'on passe longtemps loin de chez soi, à plus forte raison dans des pays à la gastronomie aussi extrême que le Kirghizistan, on commence à penser aux repas bien plus souvent qu'en temps normal).

Voila pour la partie voyage et me voila maintenant installé à Vientiane, pour un bon moment, le temps du stage d'Hélène terminant fin juin. On loge pour le moment dans une charmante villa prêtée gracieusement par Aline, une prof de français rentrée un mois en hexagone. Ensuite il nous faudra louer notre propre maison mais ça ne devrai pas être dur, on en trouve de jolies sur la capitale pour seulement 170 euros par mois, on pensais à une collocation mais à ce prix la on a finalement décidé d'en avoir une juste pour nous.





Niveau installation je viens également de me trouver un club de boxe thai, ça me tentais bien après avoir fait un peu de française à la fac, je commencerai donc la semaine prochaine, et depuis mardi dernier je prend aussi des cours de Lao au centre de langues. Une formation de 50h au bout de laquelle je devrait logiquement être en mesure de parler corectement, les anciens élèves que j'ai rencontré pouvaient maintenant communiquer sans difficulté avec les gens dans la rue, il me tarde, ça me donnera une autre vision du pays qu'avec l'anglais ou le français, spécialement quand j'irais me perdre dans les campagnes avec la moto qu'il me reste à acheter. J'en loue une depuis 7 jours, et je commence maintenant à bien connaître la ville à force d'en arpenter les rues sur ma Honda. Vientiane est ridiculement petite pour une capitale mais ce n'est pas pour me déplaire, n'appréciant pas vraiment l'ambiance des énormes villes bruyantes et polluées. Il ne me reste donc plus grand chose à régler: trouver et acheter une moto, ainsi qu'une basse et une guitare pour pratiquer un peu, peut être aussi m'inscrire dans une école de musique. Je ne pensais pas travailler en venant ici mais au bout de seulement deux jours on m'avais déjà parlé de plusieurs postes dans le domaine de l'informatique. Le pays manquant de formations dans ce secteur il y a une grosse pénurie de personnel qualifié et on trouve donc en tant qu'étranger un poste assez facilement. Je vais y réfléchir ça fera peut être pas mal sur le CV à la place d' "année sabbatique", et un peu d'argent serait aussi bienvenue mon budget étant plutôt serré...

Une mauvaise nouvelle pour finir, catastrophe qui m'a laisse abattu pour une semaine et que j'essaye d'oublier pour ne pas m'énerver, mon disque dur avec toutes mes photos a cramé au Tibet la veille de mon repart pour Chengdu. Problème matériel du disque donc difficilement récupérable. Comme seule sauvegarde un autre disque dur qui avait lui aussi des problèmes et que j'avais renvoyé en France depuis Kashgar, si je peut récupérer celui la je devrai avoir les photos des 2/3 premiers mois, en revanche toutes celles sur la chine et le Tibet ne sont que sur le disque cramé, et donc probablement impossible à sauver, j'ai bien fait quelques essais avec des logiciels genre File Recovery et autres, mais c'est adapté en cas de suppression accidentelle, ou de formatage, ça va pas beaucoup aider avec les secteurs défectueux... (Yann m'a branché sur le site de boites pro faisant ce boulot et travaillant physiquement avec le disque, ce que je ne peut faire, mais les tarifs vont entre 600 et 2000 euros, si quelqu'un veut lancer une collecte...)

11 janv. 2008

Lhassa, toujours la!



Quelque semaines se sont passées depuis la dernière mise à jour du site et je suis toujours sous le ciel bleu de Lhasa. Une ou deux semaines étaient prévues pour parcourir le Tibet mais cet endroit à une forte tendance à retenir les voyageurs. J'en ai vu beaucoup se faire piéger, moi le premier. Contrairement aux autres villes par lesquelles je suis passé jusqu'à maintenant, les gens restent ici en général pour un bon moment, et comme en hiver les touristes ne sont pas très nombreux au bout d'une semaine on commence à connaître tout le monde, à se croiser dans les quelques restos populaires. A 9h au Tangelik pour les pâtisseries, dans l'après midi sur le toit de l'auberge pour le petit dej et quelques parties de cartes sous le soleil, en soirée au Spin Cafe pour une séance dvd, rythme relax, détente.

On visite de temps à autres des monastères dans les environs, Serra, Ganden, une nonerie dont je ne me rappelle plus le nom, ... Ces trois derniers jours je suis aussi parti en trek dans les montagnes entre Namangartze et Gyantse. Très froid, nuits par -20 degrés sous la tente avec un sac de couchage pas adapté, mais bonne aventure, paysages grandioses, et rencontres avec des nomades et leur caravanes de yaks. Leur mode de vie tourne complètement autour de cet animal. La fourrure pour se vêtir, le beurre de yak et la viande pour se nourrir, et enfin la bouse séchée qui sert non seulement de combustible pour le poêle, faute d'arbre, mais aussi une fois compactée de briques pour construire des enclos et des abris.

Me revoilà de retour sur Lhasa après cette brève excursion au milieu d'une vie d'un autre temps, et je retrouve mes cheese cakes, chicken sizler, ma couverture chauffante electrique et mes après midi à lézarder au soleil avec la bande d'amis ici depuis mon arrivée. Dans deux jours je vais devoir prendre la route de Chengdu pour descendre vers le Sud et rejoindre le Laos dans une dizaine de jours, où Hélène commencera à travailler le 22 Janvier. Il est temps de retrouver des climats plus chaud, mérités après 3 mois glaciaux au Kirgistan, Xinjiang et Tibet.



Lac Yamdrok Tso


Monastère de Ganden


Vallée après Namgartze


Lac Yamdrok Tso


Lac de montagne


3 Tibétains marchant vers Gyantse


Joutes verbales


Pèlerin à Ganden


Moines de Ganden


Cellule à Serra


Sur les hauteurs de Ganden


Monastère de Serra


Moulins à prières


Chuichui


Glacier proche de Gyantse


Dans la maison en bouse de yak


Grandiose!


Nomades

21 déc. 2007

Tibet. Encore des photos!



Allez comme c'est Noël et que y a tant de belles photos à faire j'en remet un coup!

























Lhasa, Tibet

Me voila finalement au Tibet. Un nom qui sonnait bien mais que je n'étais pas sur d'aller découvrir. On m'avais dit qu'en hiver il y faisait vraiment très froid, et il n'est pas très facile d'y entrer, le gouvernement chinois exigeant un permis spécial pour s'y rendre. Pour les températures c'est en fin de compte pas si catastrophique, en tout cas à Lhasa durant la journée, la nuit en revanche ça tombe très bas, et dans les campagnes autour il fait bien plus froid. Pour les autorisations, n'ayant ni le budget ni l'envie de payer ce papier j'avais quelques options familières des voyageurs dans cette région. Négocier avec un chauffeur de bus ou de camion le trajet, avec un supplément pour se cacher sous des couvertures lors des checkpoints, le conducteur risquant une amende et un retrait de permis, ou prendre la nouvelle ligne de train, active depuis l'année dernière, traversant les montagnes et le plateau tibétain, avec un point culminant à plus de 5000 mètres La plus haute voie ferrée au monde! J'avais fait la plus haute route carrossable l'année dernière au Ladakh avec mon Enfield 350cc, il me reste plus que la plus haute voie fluviale! Si quelqu'un sais ou elle se trouve...

Pour le train la combine consiste à demander à un local d'acheter le billet pour soi, non nominatif, les guichets refusant généralement de les vendre aux étrangers non munis du fameux permis. Ensuite il ne reste plus qu'à monter dans le train et espérer ne pas se faire contrôler durant le trajet, situation dans laquelle on se fait débarquer à la station suivante et renvoyer d'où on viens par le prochain train, avec de temps à autre une amende en prime, ce qui est arrivé la semaine dernière à deux anglais, après plus de 20h depuis Pékin, à seulement 5h de Lhasa. J'ai eu plus de chance!

Belle surprise en arrivant, je craignais que l'endroit ne soit trop dénaturé par les chinois, n'ai perdu de son authenticité, mais ils se sont installé dans la nouvelle ville, presque exclusivement chinoise, alors que les tibétains restent bien majoritaires dans les vieux quartiers autour du temple du Jokand. Ce sont ces quartiers où il est formidable de se promener, une foule dense suivant la Kora, ronde sacrée autour des édifices religieux suivant le sens des astres. Regards amicaux de ces tibétains faisant tourner leur moulins à prière en récitant des mantras. La période hivernale s'avère être un bon choix, très peu de touristes, on doit être une vingtaine au total dans la ville, et avec l'arrivée de la neige et l'absence d'herbe pour les yaks les nomades redescendent des montagnes en pèlerinage à Lhasa, et dans les monastères environnant. Le long des routes hors de la capitale on peut voir ces files marcher des jours durant jusqu'à destination, joignant les mains au dessus de la tête, puis se prosternant complètement tous les trois pas, le front touchant le sol. J'erre donc tranquillement depuis quelques jours dans les rues et les temples de Lhasa, remplissant les cartes mémoire, pour la photo c'est un régal. Je visite aussi les monastères autour de la ville, escalade quelques pics, demain c'est un 5200m avec une équipée composée d'un américain, d'une canadienne, de deux israélien et d'un suédois. Et puis je savoure la sélection de plats des restos autour de mon hôtel, proposant cuisine tibétaine (les bobis sont fantastiques!), thaïlandaise, indienne, chinoise, et... française! J'ai découvert le Happy Cafe, tenu par Fabrice, un cuisto français, où j'ai pu enfin retrouver notre fromage! Sauces au bleu, magrets, escalopes a la crème, viande au vin rouge, le paradis, dommage que mon portefeuille m'empêche d'y manger tous les jours.

Bonnes fêtes a tous, c'est la période, alors en plus des cartes postales je profite du site pour souhaiter un joyeux Noël et une bonne année à tout le monde. La famille, Yannick, Nebia, Otmane, Sarah, Manon, Jo, Julien, ma filleule Margot, et ses deux frères, Mamie, Sam, Eliane et Jean Luc, Lydie, Christophe, Yann, Papy, Isabelle et Hervé, et mes cousins, ainsi que mes amis, en vrac Pablo, Marc, Rémi, Florian, Mathilde, Eléonore, Laurent, Mourad, Cyril, Yann, John, Fabien, Bastien, et les tous les autres, désole de pas citer tout le monde, enfin Hélène, je t'aime et je pense a toi.


Le palais du Potala


Pèlerin


Route menant au lac NamTso


Kora du temple du Jokand


Toits du monastère de Drepung


Ruelles de Drepung


A l'arrêt de bus pour Lhasa


Famille au bord du lac NamTso


Lac NamTso


Moines de Drepung


Une des salles de prière du temple


Moine faisant sa lessive

11 déc. 2007

Dunhuang, Gansu

Me revoilà maintenant seul après un mois et demi de voyage avec Borys. Un bon bout de route ensemble et pleins de souvenirs a se rappeler autour d'un verre a Varsovie quand j'irais lui rendre visite de retour au pays. Ça sera aussi l'occasion d'y croiser Ulla et Ewlina, ainsi qu'un alpiniste que j'avais rencontre au Pakistan lors du dernier voyage. Je vous conseille un coup d'oeil sur son site : Borys991, y a pas mal de photos illustrant les coins qu'on a visité ensemble. Si vous comprenez le polonais vous aurez même les récits!

Nos chemins se sont donc séparés à Urumqi, il est parti pour Xi'ian et je descend pour ma part au Tibet. J'ai d'abord fait un petit détour par Jiayuguan pour voir la partie occidentale de la Grande Muraille, ainsi qu'une forteresse Ming et un joli temple bouddhiste, et me voila maintenant a Dunhuag, dernière étape avant Golmud d'où je tenterai la traversée pour Lhassa. Une cinquantaine de kilomètres à vélo au programme pour ces quelques jours. On peut en louer pour pas cher, ce que j'avais fait a Jiayuguan, et j'irais donc rouler au milieu du désert pour rejoindre le lac du croissant de lune, entouré de dunes, ainsi que les grottes de Mogao et peut être enfin la grotte aux milles bouddhas s'il me reste des forces.

Hier, la journée de mon arrivée, j'avais prévu de commencer les visites de ces sites, mais en cherchant où louer un vélo j'ai atterri dans un gymnase rempli de tables de ping-pong et un gars m'a tendu illico une raquette pour une partie. J'y ai finalement passé 4 heures, puis après m'être fait inviter par les chinois avec qui j'avais sympathisé on est retourné pour une deuxième session nocturne dans un club underground de ping-pong ouvert 24 heures sur 24! On trouverai pas ça en France! Mes années de club de tennis de table m'ont finalement servi.


Statuette de guerrier


Forteresse Ming


Drapeau d'un temple


Grande Muraille de Chine


Autour du lac du Croissant de Lune


Excursion dans les dunes


Temple à Jiayuguan


Pagode près de la Muraille


Salle de Ping-Pong


Match entre les deux champions locaux

5 déc. 2007

Urumqi

Me revoilà.

Pas beaucoup avancé depuis la dernière fois, par conséquent pas grand chose à raconter mais les lecteurs s'impatientent et demandent des nouvelles alors voici le programme des derniers jours.

Après quelques jours à Kuche à se balader dans la vieille ville, on s'est posé pour 3 jours à Turfan, un des autres points de la route de la soie. Quelques mosquées, ruines de villages, promenades à la campagne et une petite marche de 10km dans les flamming mountains avant de rentrer en autostop. Il semble que c'est un bon point de croisement de voyageurs car après deux semaines sans rencontrer personne on y a passé le séjour avec Silke, une allemande en année sabbatique, Jan, qui marche depuis maintenant un an et demi, parti d'Hollande et en route pour Bejing, et enfin Radu et Marta, un couple de tchèques déjà vus à Kashgar.
















J'ai ensuite rejoint Uruqmi, la capitale de la province, avec Borys, Jan et Silke. Le plan initial était d'y rester deux/trois jours mais j'y suis maintenant depuis mercredi dernier et viens d'acheter mon ticket de train pour vendredi. 10 jours de bonne glandouille. L'hôtel est parfait (Maitian Youth Hostel), le premier spot à backpackers que j'ai trouvé en Chine. Salle commune avec sol chauffé, on se promène en tee-shirt, pieds nus, regardant par la fenêtre les gens emmitouflés dans dans leurs doudounes, gants et bonnets, arpentant les rues par -10 degrés. Grande télé et stock de dvd, session cinéma pendant l'aprem. Les 3 PCs évitent d'avoir à mettre les pieds dehors pour internet, et comme y a en plus une cuisine on peut s'y préparer des instant noodles à l'heure des repas. Donc depuis mercredi c'est lazy time, passage en mode extrême paresse, réveil à 2/3h de l'aprem, on reste au chaud, je prend quelques cours de guitare avec Newton, un musicien professionnel brésilien, ici depuis 1 an, qui joue le soir dans un hôtel 5 étoiles, et de temps à autre, quand le courage est au rendez-vous, on sors le soir, se taper un petit billard, ou écumer les boites de la ville jusqu'à 5h du mat avec Shahid, un pote pakistanais rencontré au FuBar. Feeling City Club, Russian KTV, Touch Club, tous remplis de jeunes chinois(es) complétement hystériques dansant sous les stroboscopes. Je sais c'est pas mon genre, j'ai jamais mis les pieds dans une boite en France, et je compte pas essayer en rentrant, mais le voyage est l'occasion de changer un peu ses habitudes...

Je finis comme d'habitude par quelques photos, et attention vous êtes maintenant traqués! Je viens de découvrir GoogleAnalytics, et j'ai maintenant tous les détails concernant les visiteurs, système d'exploitation (seulement 5% sous linux, peut mieux faire... Allez John, Fabien, Yann, Matam et les autres geeks, faites péter le compteur!), navigateur, langue, site de provenance, pays d'origine (principalement français, mais aussi quelques polonais, ça doit etre Ulla, Ewelina et Marta), temps passé sur chaque page, fournisseur d'accès, etc... Fantastique!



Brochettes de pommes caramélisées


Ruelle d'Uruqmi


Plat de bontse


Turfan


Sur la route des Flammings montains


Interminables files d'attente a la gare


Autour des remparts de Kuche

Mosquée de Turfan


Buildings a Uruqmi


Les quartiers Uygurs d'Uruqmi

25 nov. 2007

Kuche, Xinjiang

On me réclame des news et l'update du blog, alors au boulot, voila des nouvelles fraîches du Xinjiang! Toujours aussi paresseux je vais essayer de bien résumer, d'autant qu'il commence à se faire tard, 2h30 du mat heure locale, 4h30 en heure officielle de Bejing...

Après la surprise de la gigantesque et moderne Kashgar à notre arrivée, on a finalement découvert au hasard des promenades les quartiers de la vielle ville, où artisans, forgerons, tailleurs travaillent dans des échoppes donnant sur la rue. Elles sont organisées par corps de métier, une pour le travail du bois, une autre pour le métal, ou pour les cordonniers, ou encore les armuriers fabriquant les fameux couteaux uygurs dont j'ai acheté deux exemplaires, finalement obtenus a 20 yuans après une demi heure de difficiles négociations en russe avec un tadjik traduisant en chinois.













Au Seman Hotel on a fait la connaissance de quelques autres voyageurs, des japonais, deux australiens, Claude, cycliste suisse déjà croise le mois dernier au Kirgistan, Hugo un péruvien que je dois normalement rejoindre dans une semaine au Tibet, et Regis et Pauline un couple de Grenoblois. Regis a fait ses études d'info dans la même fac que moi. Le monde est petit.

Avec eux et les deux australiens ont est parti passer deux jours au lac de KaraKul, près de la frontière tadjike, à 4000m d'altitude. Arrivé par le bus en route pour le Pakistan on s'est trouvé une famille pour nous héberger dans le village, et on a pu louer le lendemain 5 motos à des gars du coin pour une super chevauchée dans les montagnes jusqu'au pied du pic Mustak Ata, culminant à 7500. Adieux autour d'un cairn avec Leight et Tilley, partant pour le Pakistan, et escalade pendant une heure vers le base-camp avant de renfourcher les motos et redescendre. Après 5h de pistes accidentes, à 20 mètres de l'arrivée Regis et Pauline ont chuté d'un pont en bois ayant négocié le passage trop lentement. Il n'était heureusement qu'à 2m du sol, et la moto ne leur est pas tombée dessus. Un peu de casse, mais pas de blessés, juste un coup sur la cuisse pour notre biker frenchie, ça va mieux Regis? ;)


Lac KaraKul


Bikers Crew


Montagnes (si,si...)


D'autres...


Votre serviteur


Grand Mère de KaraKul



Coup de froid dans les montagnes, ont s'est tous pris un bon mal de gorge pendant quelques jours au retour, et on a donc repoussé le départ le temps de se rétablir, occupant nos journées dans les petits restos chinois, internet cafés, et clubs de billard. C'est finalement mercredi qu'on a attrapé un sleeper bus pour Hotan, dure route de 15h dans un car plus qu'inconfortable. Ça pue, ça tousse partout, ça secoue, c'est sale, hardcore traveling... Piaule minable à Hotan, où épuisé du trajet on se contentera d'une sommaire visite du centre. Un supposé village de plus a la lisière du désert qui s'avère une immense ville chinoise remplies de centres commerciaux le long d'immenses boulevards à 4 voies.

Rude trajet de plus pour rejoindre Kuche. On avait d'abord suivi la route de la soie méridionale, au sud du désert du Taklamakan, et on a maintenant traversé pour la variante nord, en le franchissant en plein centre, dunes et sable à perte de vue, classique pour un désert mais sympa.

Bien éprouvé par ces deux trajets pendant lesquels ont a parcouru près de 1500km en 3 jours on avait besoin de récupérer, d'une bonne douche chaude, de draps propres, et on a donc tablé dans la catégorie supérieure pour la chambre d'hôtel. Jusqu'à maintenant le maximum qu'on ai payé était 2,5 euros, cette fois ont a mis 6 euros. Une fortune! :) On ne l'a pas regretté. Serviettes de bain sentant bon la lessive, petits coffrets avec brosse à dent, dentifrice, peigne et savon, chauffage actif toute la journée, variateur de lumière, baignoire, eau chaude, mobilier (toutes ces choses qui doivent vous paraîtrent naturelles si vous êtes habitués à des hôtels de catégorie normale, mais fantastiques pour les pauvres backpackers que nous sommes, familiers des établissements les plus miteux qui soient...). Je continue mon inventaire des petits détails qui apportent tant de joie après plusieurs mois de confort minimal: draps propres, poubelle, cendrier (c'est mieux que par terre), bouilloire, tasses et sachets de thé, téléphone, télévision 70m (avec télécommande! pas besoin de se lever), et must suprême: ordinateur personnel dans la chambre avec connexion illimitée, depuis lequel je tape ces lignes. Mes amis, c'est la grande vie!

J'ai finalement réussi à raconter un peu plus que je me sentais capable, il est maintenant 5h moins 10, demain un nouveau trajet de 16h nous attend, en train cette fois, mais hard seat, plus de couchettes disponibles, ça promet! Il est temps de se mettre au lit, bonne nuit.



Marché de Kashgar


Pigments de peinture


Ruelle de la vielle ville


Pool club


Sunday Bazaar

13 nov. 2007

Kashgar

Nous voila finalement arrive en Chine. Après une tentative échouée à Naryn on a pu arranger un 4x4 le lendemain de notre arrivée à Osh. Une vielle Lada Niva, jeep russe à toute épreuve qui a réussi à franchir les 300km de "route" accidentée jusqu'à la frontière. Arrivés trop tard on a du y passer la nuit, à 4000m d'altitude, damned shit hole! Le lendemain pris en stop par un camion Kirghize on a traversé les 7km séparant les deux postes frontière. 2 heure d'attente, un coup de tampon sur le passeport, et 240km de taxi plus tard nous voila enfin à Kashgar.

On s'attendait à une vielle ville poussiéreuse de ruelles étroites et de maisons en briques d'argile. A de vieilles mosquées et bazars où se bousculent les charrettes à ânes. A une classique ville de la route de la soie comme Samarqand ou Boukara. Mais surprise en arrivant à la périphérie de la ville. Les charrettes ont cédé la place aux motos, scooters, taxis, et bus à deux étages. Les baraques de plein pied aux immenses buildings couverts de néons et d'énormes écrans de publicité. Bienvenue dans la vielle Kashgar!

On est en Chine, y'a pas de doute. Au final totalement opposée à l'image qu'on s'en était faite, Kashgar ne nous a pas déçu pour autant. Magasins en tout genre, nourriture variée, internet rapide et prix bien plus bas qu'au Kirgistan. L'hôtel à 2 euros, le repas à 1 euros, les clopes à 10 centimes, on devrai économiser pas mal ici. Demain va être Off-Day, il faut récupérer de la dernière semaine un peu éprouvante, et puis on verra ensuite ce qu'on fait. Peut être une nuit au bord du lac Karakol et une descente sur la Karakorum Hightway continuant au Pakistan, que j'avais prise dans l'autre sens la dernière fois. Et puis on suivra probablement l'itinéraire qu'on s'est prévue au Kirgistan. Hotan, puis traversée du désert du Taklamakan par la Trans-Desert Hightway. Ensuite deux autres villes de la route de la soie: Kurle et Turfan. Et enfin l'immense et moderne Uruqmi où nos routes se sépareront. Borys partant vers l'est pour Hongkong, et moi vers le sud pour le Tibet.



Dans un Kamaz en franchissant la frontière


Kashgar, Silk Road City!


Shopping Mall


Statue de Mao

10 nov. 2007

Rejoindre la Chine!

Mon visa kirgize est sur le point d'expirer, je viens de passer un agréable mois ici. Adieux plovs, trajets bondés en marshutka, techno et pop-music russe, soirées arrosées de vodka, sourires étincelants de dents en or (très à la mode, ils se font remplacer les dents par des dorées, pas pour raison médicale, simplement par coquetterie!), Kirgizes ivres dès 10h du matin qui continuent de discuter une demi-heure après qu'on leur explique qu'on ne comprend pas leur langue. Adieux aussi aux meilleures confitures maison que j'ai goûté, à la graisse de mouton brûlée dont le parfum inonde les rues, aux yourtes, aux chevaux, et à tout le reste.

Notre mission pour Torugart a échoué. C'est pas faute d'avoir essayé. Une agence de Naryn pouvait organiser les permis nécessaires plus les 4x4 coté kirgize et chinois pour le transfert vers Kashgar. Seulement cela coûte au total 300 dollars, divisibles par le nombre de passagers. On étais deux ce qui revenais encore trop cher et on a donc cherché pendant 3 jours d'autres gens cherchant à rejoindre la Chine. Malheureusement aucun touriste n'est arrivé à Naryn pendant la semaine où on y etais. On a laissé des annonces dans tous les hôtels et cybercafés du village, un post sur un topic lonely planet, mais à cette période de l'année plus beaucoup de monde voyage dans le pays. Le Kirgistan est réputé pour les treks, randonnées à cheval, séjours en yourtes, et autres activités estivales qui deviennent très difficiles après octobre...
Donc pas de touristes, pas de Torugart!

Du coup on vient de rejoindre la capitale pour redescendre à Osh, à partir d'où trois options restent possibles pour passer le col d'Irkeshtam: auto-stop avec les camions de marchandises, bus, ou location de jeep. Les deux premiers peuvent être compromis par la météo, il s'est mis à neiger depuis hier, donc on verra une fois sur place et si tout se passe bien on devrai être en Chine mardi ou mercredi.

Quelques photos que j'avais promis, je viens de me rendre compte que la résolution est vraiment trop faible, mais j'avais fait le boulot de retouche et redimensionnement la semaine dernière, un peu la flemme de tout remodifier, je ferais mieux la prochaine fois :)


Clubbing in Fakir Cafe, Karakol!


Passage d'un col pour rejoindre Bishkek


Équipe française, invités du festival


Horse game


Montagnes autour de Barksoon


Foule observant les combats de lutte


Notre logement pendant le festival



Musiciens


Altyn Arashan


Marche difficile, de la neige jusqu'au genoux


Freak Show en sortant des sources chaudes

5 nov. 2007

Karakol

Je profite de mon premier jour de mauvais temps pour mettre à jour le blog. Je voyage depuis une semaine avec Borys, backpacker polonais, qui se dirige aussi vers Kashgar. La mission de la semaine qui arrive va être d'organiser un transfert en Jeep par le col de Torugar. Si ce n'est pas possible il faudra qu'on se dépêche de rejoindre Osh pour franchir par le col d'Irkeshtam, plus facile à passer. On avais prévu d'aller aujourd'hui en excursion dans la vallée de Karakol en louant deux chevaux mais ça sera plutôt pour demain à cause du ciel couvert et du froid.

Depuis le dernier post j'ai passé 5 jours à Bishkek, accueilli par un couple anglo/americain de professeurs d'anglais, Nick et Jessica. Bishkek by night, restaurants, bars, clubs, caves miteuses, soirée Haloween au Metro Bar avec les limousines garées devant l'entrée. Semaine sympa, bonne ambiance, bonnes rencontres.

Un petit accroc cependant avec la police locale, qui sans m'expliquer pourquoi m'a attrapé, puis traîné de force dans une voiture banalisée, presque cassé le bras en m'immobilisant alors que je cherchais à résister aux deux officiers me poussant dans la bagnole. Personne autour, c'étais dans la périphérie de Bishkek, où je m'étais fait déposer par un taxi pour aller manger chez un Kirghize rencontré la veille. Après quelques temps maintenu par les deux gars qui ont finalement réussi à me faire rentrer dans la voiture, un type du coin est arrivé et a frappé à la fenêtre, il parlais anglais et m'a aidé à me sortir de la situation en négociant avec l'officier (ou le faux officier, à part l'uniforme rien ne prouve que s'en étais un... la voiture n'étais pas une voiture de police). J'ai au passage appris la raison de l'arrestation, le fait d'avoir pissé contre un arbre dans un parc, n'importe quel excuse aurait été valable à mon avis... J'ai finalement lâché 10 euros et me suis barré vite fait de là avant qu'ils changent d'avis. La situation parait ok après coup, mais sur le moment quand on se fait tirer de force dans une bagnole par deux gars qui n'essayent même pas d'expliquer quoi que ce soit on se demande où on va finir.

Après Bishkek je suis parti pour Karakol, où avec Boris, Tom et deux Françaises on a marché jusqu'à Altyn Arashan, dans les montagnes a quelques dizaines de kilomètres, pour 3 jours de trek. Nuits passées dans un refuge au milieu de la vallée, et soirées à se baigner dans les sources chaudes. Marche difficile, de la neige jusqu'au genoux à chaque pas, mais on est finalement arrivé au sommet qu'on visait après 5 heures.

Enfin les trois derniers jours on était au Horse Festival de Barksoon, sur la rive sud du lac Issikul. Courses de chevaux, combats de lutte, horse-ball, concerts, nuits sous la yourte.

C'est l'heure du repas alors ça sera tout pour le moment, j'ai pas souvent accès à internet mais j'essayerai de mettre des photos la prochaine fois que je me connecte.

25 oct. 2007

Freezing in Bishkek

Après 4 jours à Osh, j'ai mis les voiles pour Arslanbob, un petit village de montagne qui m'avais été recommandé par un Ouzbek de Kokand. Le séjour à Osh étais agréable, j'ai rencontré quelques backpackers à la guesthouse, premier contact avec des occidentaux depuis un petit moment plongé dans des familles ouzbekes. Bazars pittoresques, escalade du trône de Salomon, colline sacrée dominant la ville sur laquelle Mahomet aurait prié, et où Babur, grand conquérant Ouzbek avais fais construire une mosquée, détruite par les russes pour stopper le flux de pèlerins mais reconstruite après l'indépendance.

Le village d'Arslanbob étais également magnifique, encerclé de montagnes propices aux treks. De belles cascades, rivières, prairies et les célèbres forets de noyers dont le village exporte les noix à travers le pays, la période de récolte se déroule actuellement et partout dans la foret les familles s'affairent à les ramasser et à les ramener au village à dos d'âne. Je me suis baladé durant 3 jours et ai loue un cheval pour parcourir les montagnes, au galop dans les jailoos! Je passais les nuits dans une famille du village, recouvert de 5 couvertures, les nuits sont glaciales, le thermomètre affichais -8, et l'annexe où je logeais n'était pas chauffée. J'ai remisé les tee shirts au fond du sac pour les sous-pull, polaire et manteau, ça y est l'hiver est là. On annonce -30 le mois prochain pour le Xinjiang et le Tibet, ça risque d'être dur!

J'ai pu passer vendredi 19 octobre sur France Inter pour l'émission Allo la planète, malheureusement la ligne téléphonique étais mauvaise, je devrai y repasser dans les prochains jours. Ils ont mis le lien de mon blog sur leur site, merci aux auditeurs qui m'ont envoyé des mails ou commentaires de félicitations pour les photos. Je suis désole de les fournir en basse résolution, mais je me suis déjà explique a ce sujet, cela permet un transfert plus rapide, et évite que l'on ne me les vole, car je cherche actuellement a voir s'il serait possible d'en faire un livre, ou de les proposer à des magazines. J'ai rencontré plusieurs voyageurs qui avaient pu le faire, alors je vais essayer aussi, si quelqu'un du métier tomberai sur cette page et serait intéressé j'ai non seulement les photos de ce voyage, mais également une cinquantaine de pellicules de celui de l'an dernier: photos d'Europe, Turquie, Syrie, Iran, Pakistan, et Inde.


On the road to Arslanbob...


Jayma Bazaar, Osh


Arslanbob


Berger dans les montagnes


Sans retouche!


Chevaux...


Balade à cheval

19 oct. 2007

Osh, kirghistan

coton

Me voila arrivé au Kirghistan, après un mois en Ouzbekistan. J'avais décidé à Boukara de ne pas continuer vers Khiva et de plutôt passer deux semaines dans la Fergana Valley, j'ai eu raison. J'ai passé la première avec Yusuf et sa famille, durant laquelle j'ai aussi rencontré Ekbola, Jamshit, Noder, Bekzod, Azim, Amida, Gavrahoy, et d'autres dont j'ai oublié les noms. Pleins de rencontres formidables.

La veille du départ prévu pour Andijan je me suis fait accoster par Hursan, entraîneur de chevaux ayant travaille 5 ans dans une écurie en France, qui m'a invité dans son village, Naynavo, à mi-chemin entre Fergana et Andijan. Je pensais y passer une nuit mais je suis finalement resté 5 jours, principalement occupés à boire et manger. Je suis arrivé le dernier jour du Ramadan, pour lequel on prépare un plov, plat à base de riz, carottes, oignons et viande grillée, suivi d'une bouteille de vodka, partagée avec Hursan et Suliman, un ami Kirghize de passage.

Le lendemain je réalise que le mois de jeun a du être dur car on mange tout au long de la journée. De 8h du matin a 23h j'ai du faire l'équivalent de 9 ou 10 repas. Hursan a 7 frères, tous dans le village. Alors on rend visite a l'un, qui nous sert a manger. Puis après c'est un autre, dont la femme s'empresse encore de nous apporter de bons plats copieux, ainsi de suite avec les autres frères, soeurs et amis heureux de nous recevoir. Ceux qui connaissent l'hospitalité des pays musulmans savent qu'il est très difficile d'arriver à refuser un repas, l'excuse du ventre plein ne passe pas, alors on en peut plus mais on continue de manger. Ici cela s'applique aussi a la vodka, empreinte soviétique qui ne s'est pas effacée avec l'indépendance. En France je ne bois pas d'alcool, et leur vodka odeur d'éther passait un peu difficilement au début. Après quelques jours à ce régime ça allait beaucoup mieux. Une chose aide aussi, c'est que les Ouzbeks mangent un petit peu après chaque verre, une tranche de salami de boeuf, ou de fromage, un bout de tomate,... Hursan était étonné en venant en France de nous voir enchaîner les verres sans rien manger au milieu. Les deux derniers jours ont été particulièrement arrosés, bien festifs, il fallait fêter l'achat d'une nouvelle voiture par la famille le dimanche.

Merci a tous, dont Alisher, Ulmas et Noder de Shahrihan, que je n'avais pas cités, je garderai un magnifique souvenir de cette région, une fois de plus fidèle a sa réputation en terme d'accueil, de gentillesse et d'hospitalité.





suliman

Juma Mosque

kokand

Hursan jardin

repas

tissage soie

8 oct. 2007

Fergana Valley

Je suis depuis 4 jours dans la Fergana Valley, attendant de franchir la frontière pour le Kirghistan le 15 octobre, date de début de validité de mon visa. "Valley" laissait entendre qu'on y trouverai des montagnes. Je m'imaginais un coin tout verdoyant, entouré de montagnes boisées, mais finalement non! On a bien du franchir des montagnes pour arriver ici, mais à 3h de route de la ville de Fergana. En fait la vallée est une immense plaine regroupant les provinces de Khokand, Fergana, et Andijan, on peut tout juste apercevoir les montagnes à l'horizon.

Pas de formidables medersas à admirer ici, mais une région authentique, avec des gens chaleureux et accueillants. Le manque d'attraits touristiques et la difficulté d'accès de la région (ni trains, ni bus à cause de routes trop dangereuses, j'ai du partager un taxi avec une russe et deux ouzbeks) font que peu de voyageurs viennent s'y perdre, contrairement a l'ouest du pays où beaucoup de tours touristiques sillonnent la région.

J'ai rencontré il y a trois jours Yusuf, professeur d'allemand et d'anglais, et j'habite maintenant chez lui. L'ambiance est très sympa, on sort le soir manger chez des amis, demain j'ai rendez vous avec des étudiants pour une partie de billard russe, et sortie prévu pour ce soir également, chez Noder, pour un repas de Ramadan. J'ai également donné deux cours d'anglais ce matin au lycée, invité par une collègue de Yusuf à venir parler de mon pays et discuter avec les élèves. Très bon accueil et séance de dédicaces en sortant, avec le hall rempli d'élèves tendant chacun leur cahier et un stylo pour un autographe, rock star attitude! Ça hurlait partout, et j'ai bien du en signer une cinquantaine avant d'arriver a m'écarter de la cohue.

Je fini par quelques photos en vrac, de Samarkand, Boukara et Fergana. Comme je le disais la dernière fois toutes les photos du site sont de moi, non libres de droit (pas de licence GNU ici! le logiciel libre c'est une chose, la photo une autre), et en petite résolution pour accélérer le transfert.


Medersa de Samarkand


Medersa de Boukara


Partie de billard dans une cave de Samarkand


Soirée opéra ouzbek, a Tashkent


Yusuf, Fergana


Boukara, vue des rempart de l'Ark



2 oct. 2007

Photos Ouzbekistan

Je suis de retour sur Taskent, la capitale, pour deux jours avant de mettre le cap sur la Fergana Valley. J'ai cette fois ci réussi à me loger dans une famille dont le contact m'a été refilé par un autre backpacker de Samarkand. Les cyber cafés sont un petit peu mieux même si ça reste difficile mais voila au moins quelques photos. (on me l'avais demande en commentaire je précise que toutes les photos sont de moi, et au passage qu'elles ne peuvent être utilisées à des fins autres que privé sans mon autorisation).

To Eva, Ulla, and all the other travellers I met who would read this website, it's in french, sorry ! As you propably know most french people have pretty bad skills in English and as the purpose of these pages is to inform my family, my friends about my trip I have to write it in french. At least you can see the pictures! But if you want some news, or anything else, feel free to write me at adrien64[at]gmail.com. For the ones I told I will send some pictures, please wait, for now the internet connections are terrible, as soon as I'll get some good one I will mail all the pictures I promise :)








28 sept. 2007

Boukara, Uzbekistan

Добый день!

Mon plan de route initial était de rejoindre le Laos par la terre, comme lors de mon dernier voyage, une façon progressive de voyager, pas de gros choc ou de décalage comme lorsqu'on arrive direct par avion, et qui permet de bien sentir les kilomètres parcourus, et voir les paysages changer. Malheureusement l'obtention du visa turkmène était trop long et compliqué: besoin d'un code d'invitation dans le pays et procédure administrative pouvant prendre un mois et demi. L'autre route possible pour rejoindre l'Ouzbekistan était de remonter au Tadjikistan depuis l'Afghanistan, pays qui m'attire beaucoup et que j'irais probablement voir un jour, mais qu'y n'est actuellement pas la meilleure option les conflits étant remontes au nord du pays. J'ai donc du prendre un vol pour l'Ouzbekistan, depuis Istanbul car les vols depuis l'Iran sont plus chers.

Mon arrivée s'est avérée galère, ça m'apprendra à prendre l'avion! Atterrissage a 1h du mat, 2h de formalités de douanes, pour finalement attraper un taxi direction une GuestHouse que j'avais relevée sur le net. Le chauffeur peine à trouver, mais on fini dans la petite ruelle ou une enseigne indique l'hôtel. Pas de lumières et après un quart d'heure à sonner on se décide à partir. On fait pendant une heure le tour de plusieurs autres, pleins, fermés, ou hors de prix, et un peu après 4h du mat le chauffeur me fais comprendre qu'il va se coucher, me soulage de 8 dollars, et me plante avec mes sacs sur un boulevard désert de la périphérie. J'arrive à me faire prendre en stop au bout d'un moment pour rejoindre un grand parking à 20km de la ville servant de gare routière. J'y resterai finalement assis par terre pendant 5h jusqu'au départ du premier bus pour Samarkand où je devrai logiquement pouvoir trouver de quoi me loger. 6 heures de route plus tard on me lâche de nouveau sur une nationale, le bus continuant sur Boukara, et après un dernier tour de taxi j'arrive enfin a une petite pension en face du Registan ou je m'écrase sur un canapé.

Une mauvaise première impression de l'Ouzbekistan, d'autant qu'au cours du voyage il m'était impossible de me faire comprendre, les gens ne parlant pas un mot d'anglais. Après une douche et une bonne nuit de sommeil je rencontre Greg, un français, et Ulla et Ewelina, deux polonaises parlant russe également pensionnaires du Bahodir Bed and Breakfast. On fera le tour de Samarkand et des environs pendant 3 jours, visites de mosquées aux faïences bleues, de mausolés, et de bazars, découverte de la cuisine locale: lagmans, plov, chachliks, manty,... Pas trop mal, mais en me pesant sur une balance publique je viens de voir hier que j'avais déjà perdu 5 kilos en seulement deux semaines.

Maintenant à Boukara je prend un peu le temps, après un début de voyage un peu speed. Hammam, bons restaurants, lecture,... Là je profite de ma sortie dans les nouveaux quartiers pour me poser un moment dans un cyber et raconter un peu tout ça. Je me suis trouvé une petite chambre dans le labyrinthe de ruelles de la vieille ville, très jolie, pour 3 euros la nuit et je suis pour le moment le seul occupant de la maison. Alors je vais rester là quelques jours et me relaxer. Ensuite on verra, peut être Khiva, Nouxous et la mer d'Aral ou retour vers l'Est pour la Fergana Valley, pas encore décidé. Mais j'apprécie maintenant le pays et je commence à apprendre un peu de Russe: Gdie Vogzal (où est la gare?), Eta Darego (C'est cher!), Minia Zavout Adrien (je m'appelle Adrien),... Peut être qu'après 2 mois en asie centrale j'arriverai à me débrouiller un peu mieux.

J'ai eu ce coup ci le temps de raconter mais je ne garanti rien pour la suite du séjour en Ouzbekistan et au Kirghiztan, les connections internet sont mauvaises... Pas de photos à vous montrer, cela prendrais vraiment trop longtemps, j'essayerai d'en mettre dès que cela sera possible, sinon il faudra probablement attendre la Chine. Salut a tous, merci pour les messages.










23 sept. 2007

Istanbul

Petite halte à Istanbul où j'ai passé quatre jours avant mon départ pour l'Ouzbekistan. Atmosphère très conviviale à la BigApple guesthouse, où une petite troupe s'est formée avec des gens d'un peu partout, Norvege, Allemagne, Italie, Israel, Australie, Venezuella,...

C'était aussi sympa de se retrouver dans une ville qu'on connais déjà, pas de galère a l'arrivée, on sais où on va, métro pour Aksaray puis tram direction Kadikoy. Et puis on se repère bien, on retrouve ses petits coins déjà fréquentés, restos, pâtisseries pour les Kazambidis, quartiers,...

J'ai aussi pu profitter des fêtes du Ramadan. Si la journée les rues sont remplies de touristes déversés par des files de cars de voyages organisés, la nuit les Stanboulites reprennent les lieux et les familles viennent se promener, manger dans les parcs, des concerts se montent un peu partout, et s'installent les échoppes à Baklava, Kebap, Corba, etc.

Me voila maintenant en Ouzbekistan, à Samarquande, après une arrivée un peu rude à Tashkent que je raconterais la prochaine fois.








20 sept. 2007

Sofia

Ca y est me voila enfin reparti depuis dimanche. Apres 30 heures de bus je suis donc arrive a Sofia. Deuxieme passage dans cette agreable ville , la derniere fois recouverte de neige, et aujourd'hui sous le soleil. L'ambiance est bonne, calme, je fais la route pour quelques jours avec un autre voyageur rencontre dans le car. On se remet au regime kebab, pizzas, et fast foods chinois, aux clopes pas chers, aux dortoirs en Guest House, a la marche. Enfin ca va pas trop mal. Un peu dur tout de meme de quitter ma copine pour 4 mois (je pense a toi Helene), et la famille, mais d'ici quelques semaines ca devrais s'attenuer, en tout cas c'est ce qui c'etais passe la derniere fois. Salut a tous en France et ailleurs, je ne m'attarde pas trop sur ce premier post car un bus m'attend dans quelques heures pour Istanbul. Asie j'arrive!
















Ah j'oubliais de prevenir, comme les claviers d'ordis des pays ou je passe n'ont pas les accents francais, il faudra penser a les rajouter la ou il faut, et excuser les probables fautes de francais, je n'ai pas vraiment le temps de fignoler l'orthographe.

16 août 2007

Avant le départ - Présentation

Après un voyage de 7 mois l'année dernière, lors duquel j'ai suivi la route de France au Cachemire, traversant l'Europe, la Turquie, la Syrie, l'Iran, le Pakistan et l'Inde, me voila sur le point de repartir. On prend rapidement goût à l'itinérance, à la découverte et à l'absence des contraintes du quotidien. Alors ce voyage dont j'avais rêvé au lycée et dans lequel j'ai décidé de me lancer après ma licence, avec quelques appréhensions, sans savoir ce qui m'attendais, m'a fait découvrir ce mode de vie où une fois parti, les rencontres, pays, musiques, cuisines s'enchaînent et se dévoilent au voyageur.

Un nouveau départ était donc une évidence. Enchaîner deux années de voyage consécutives m'a semblé risqué pour la réintégration dans le cursus universitaire, et je suis donc rentré faire ma première année de master, pensant repartir avant le doctorat. Seulement pour des raisons administratives je me suis aperçu qu'il serait compliqué de prendre cette nouvelle année sabbatique juste avant une thèse. J'ai donc anticipé le départ, et c'est dès septembre que je reprendrais la route.

Ce site est un moyen de tenir au courant la famille, les amis, qui peuvent ainsi suivre mon parcours quand ils le veulent, me laisser des messages. Mais c'est également l'occasion de partager cette expérience avec les autres personnes qui tomberaient dessus. Si je peux donner un seul conseil à ceux qui liraient ces pages et que ce genre de voyage attire mais inquiète un peu, c'était mon cas, c'est de pas se poser trop de question, et de se jeter à l'eau.

Je n'ai pas encore beaucoup d'expérience, j'ai rencontré d’autres voyageurs plus aguerris, ayant passé 2, 3, 5 ans à barouder, mais je me permets de partager ce que j’ai pu apprendre. L’envie d’un long périple m'a pris au lycée, en écoutant le récit de l'année de voyage d'un ami, Jérémie, ayant lui aussi pris cette route, partant de France et franchissant le Moyen-Orient, ainsi que l'Asie jusqu'à Singapour. Encore adolescent ce genre d'aventures fait rêver, on s'y voit bien, mais cette idée trop floue et incertaine reste un projet plein de promesses, on se dit qu'on fera ca un jour, sans vraiment y croire. Alors on continue ses études. Arrivé à la fin de ma licence, ce vieux but que je m’étais fixé, oublié depuis 2 ou 3 ans, a refait surface. Réalisant que si je voulais me lancer, c'était le moment, qu'après, une fois engagé dans le master, ce serait probablement trop tard j'ai passé un mois à ruminer ce choix. Et puis finalement, malgré les craintes et l'inconnu, on décide de tenter le coup, advienne que pourra.

Alors j'ai entamé les préparatifs, du moins ce que j'avais décidé de préparer. C'est à dire principalement les questions financières et médicales. Pour ceux que ca intéresse dans ces régions que j'ai traversé (Moyen-Orient et Asie) on vit raisonnablement pour 10/15 euros par jour, comprenant le logement, la nourriture, les transports. Donc en bossant de juin à décembre j'ai mis assez de coté pour voyager pendant 8 mois. Du point de vue médical j'ai fait faire les quelques vaccins nécessaires (à ne pas négliger, j'ai rencontré par exemple un français ayant passé 3 mois dans un hopital indien pris de la typhoïde). En dehors de ca il faut bien sur prévoir les démarches nécessaires en France pendant son absence (déclaration d'impôts, inscription fac et bourses pour l'année suivante, ...), et prévoir le matériel à prendre dans son sac (vêtements, sac de couchage, matériel photo ...). Pour ce qui est du voyage en lui même, lieux visités, itinéraire, il vaut mieux ne pas s'imposer de contraintes et se laisser libre de sa route une fois sur place. J'avais certes une ligne directrice : savoir à peu prés quels pays traverser, mais ne pas décider à l'avance des détails. C'est au gré des rencontres, des conseils, de son impression sur les gens, les endroits, qu'on décidera.

Partir seul est une expérience très riche, cela favorise énormément le contact avec les gens du pays et les autres voyageurs. Pour avoir également voyagé en couple ou avec des amis je trouve que chacun à ses avantages, les voyages à plusieurs permettent de partager ensemble les expériences, de se soutenir en cas de galères, de profiter d’une bonne motivation collective, mais il faut concilier les envies de chacun, et on peut se couper un peu des relations avec les autres. Seul, en revanche, une fois passé le cap de l'acclimatation à ce mode de vie, on se retrouve vraiment immergé dans l'ambiance des endroits traversés, coupé de sa culture, de sa langue, de ses habitudes, c'est un autre rapport à l'environnement, vraiment intéressant. Au final on se retrouve très rarement seul, entre les bouts de route partagés avec d'autres voyageurs, les invitations chez des locaux, et toutes les personnes rencontrés au hasard de la route, curieux de discuter avec un étranger, le sentiment de solitude n'est jamais la.

L'écriture n'est pas mon fort, je suis plus à l'aise en photographie, et je devrai surement me forcer un peu comme dans pour cette introduction permettant de situer le cadre de mon parcours, mais sur la route, dans les cybercafés, le temps manque pour tout décrire. Alors ce site ne sera pas un vrai carnet de voyage, simplement l'occasion de raconter ce que je fais, ou je suis, plus quelques anecdotes de temps à autre, il faudra s'en contenter (et pardonner les fautes d’orthographes, j’en vois partout quand je repasse sur mon précèdent blog). Ceux qui me connaissent, amis et famille auront plus de détails au retour, progressivement, en essayant de répondre comme on peut à l'inévitable question « Alors? Comment c'était? », jetant un coup d'œil en arrière et tentant de résumer cette année de voyage durant laquelle on a accumulé tant d'expériences. Si l'aventure vous tente, hésitez pas à vous lancer, on ne le regrette pas.

Pour moi le décompte final est lancé, départ prévu pour dans un mois, le 16 septembre, et retour en Aout prochain. A bientôt !

Photos voyage 2006

Quelques photos de mon precedent voyage, en 2006, 8 mois pour rejoindre le Cashemire depuis la France. Ca fera quelques cliches a regarder en attendant que je reprenne les routes. Pour le site c'est ici.